Les Rillettes Hallucinées

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 numéro 63: Deus Ex Machina

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Cyrille
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MessageSujet: numéro 63: Deus Ex Machina   2/7/2015, 10:13

« PJ1 : J'ouvre la porte et je démasque le tueur !

MJ : La porte est bloquée.

PJ2 : T'inquiète je la crochète. On a le temps il n'y a pas d'autre issue. On va l'avoir...

… Critique ! Je l'ouvre cette porte

MJ : Heeeuuu... Ouais mais quand tu ouvres la porte, tu trouves un tunnel et plus personne dans la pièce !

PJ1 : Un tunnel ? Dans un avion ?

MJ : Heuu oui oui... Trop tard, il s'est enfuit le tueur ! »

Bonjour à tous,

Moi ce qu j'aime c'est quand le meneur sait doser ses effets. Parmi les effets en question, il y a l'utilisation du Deus Ex Machina. A ne pas confondre avec le célèbre TGCM (Ta Gueule C'est Magique).

D'ailleurs qu'est-ce que le Deus Ex Machina ? C'est quand le meneur utilise un pouvoir divin dans son monde pour changer/obliger/maintenir quelques chose au mépris des règles du jeu. Ainsi le missile tiré n'aura pas explosé au pied des PJs (ben tant mieux les PJs dormaient). Cela peut être un flic qui passe par là à ce moment sans vraiment qu'on sache pourquoi (mais oui monsieur l'agent c'est le proprio qui nous a demandé de tester sa serrure avec nos outils de crochetage ! Il veut savoir s'il est en sécurité chez lui). Ou encore la chute de piano de l'étage qui tue net un PJ qui saoule le meneur depuis deux heures avec son portable (je ne le fais pas assez souvent celui-là).

Il faut bien dire que ce pouvoir appartient au meneur, c'est sa variable d'ajustement. Il peut ainsi sauver une situation, relancer la partie ou encore créer l'introduction de son choix. Bon bon. C'est vrai que c'est bien. Mais voilà, j'en ai trop vu. Ce défit aux probabilités est un outil à utiliser avec délicatesse. Il permet d'AJUSTER et non pas d'ECRASER l'histoire.

Le Deus Ex Machina d'introduction est le classique : vous vous réveillez dans une cave. De vagues souvenirs vous reviennent mais rien de bien précis pour le moment. Un petit mal de crane... Let's Play. Je dis OK mais je dis aussi attention. Il faut se souvenir aussi des habitudes des persos. Si un PJ joue un musulman pratiquant, on justifiera mal une gueule de bois suite à une cuite mémorable. Le joueur aurait raison de râler en disant que son perso ne consomme jamais de l'alcool...
Un exemple personnel : je jouais un vampire humaniste (8 en humanité) qui ne se nourrissait que sur les SDF (c'est son désavantage de ventrue. Il prend un peu de sang et en échange les nourrit, leur paye des médicaments si besoins est. Bref, un échange réciproque entre mon vampire et les pauvres gens...). Voila que le meneur fait une intro où les PJs boivent du sang en groupe chez quelqu'un. On doit filer car une bombe va exploser. En me barrant, je dit « et les humains, on les oublie ? » puis c'est l'explosion. Et là le meneur dit « ha oui c'est vrai. Ils sont morts les humains. Fait ton jet en humanité ». Et vlan perte d'un point d'humanité pour une introduction que mon perso n'aurait jamais faite. Ca craint non ?

Donc faire attention à l'introduction.

En cours de jeu, le Deus Ex Machina est sensible. Déjà nous avons les rencontres aléatoires. Je connais un meneur qui passe sa vie à nous faire rencontrer au hasard des gens qu'on connaît déjà. Alors voilà un type qu'on a vu sur un autre continent qui « comme par hasard » croise les PJ dans un autre. Une fois OK. Mais tout le temps, c'est trop gros. Il suffit qu'un joueur dise « Rhooo si machin te voyait faire ». et vlan, voilà que le dit « machin » apparaît. Ca fait rire les idiots, ça désole les rolistes.

En cours de jeu, il faut aussi que les joueurs aient l'impression de servir à quelques chose. Je connais des meneurs qui écrivent leur scénario et qui se déroulera « comme ça et pas autrement ». Du coup, on finit par s'apercevoir que s'asseoir et ne rien faire mènera au même résultat. C'est une forme de Deus Ex Machina qui impose un linéarité. C'est là encore une pratique désolante.

Et donc, je recommande une utilisation légère et intéressante du Deus Ex Machina. Utilisez le soit pour arranger une situation catastrophique soit pour relancer la partie. Mais n'imposez pas le n'importe quoi de totalement improbable à vos joueurs.

A vous de nous témoigner vos mésaventures sur le meneur trop Deux Ex Machinatiste (néologisme que je vais déposer sans doute...).
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MessageSujet: Re: numéro 63: Deus Ex Machina   9/7/2015, 12:37

De mon expérience, le Deus Ex Machina sert d'abord à sauver la vie des personnages (cela m'est déjà arriver de faire surgir un PnJ qui va régler son compte à un monstre finalement trop malin pour mes joueurs imbus de leurs réussites passées et plus assez prudents).
D'ailleurs, c'est à cela qu'il servait (au théâtre) le Deus Ex Machina (sauver une situation désespérée).

Parfois, il sert à sauver le grand méchant, histoire que l'aventure ne s'achève pas au bout de 30 minutes de jeu.

Il faut donc remettre son usage dans son contexte, car ce n'est pas toujours contre les joueurs qu'il est employé.
L'auteur des lignes ci-dessus doit encore avoir en travers de la gorge une action rondement menée par un PnJ à son encontre (action qu'il pouvait aisément réaliser au vu de son niveau de porc). Mais, c'était ça ou la dague empoisonnée plantée dans la gorge (là encore, une action qu'il n'aurait pu rater que sur un fumble) (et, vu la description du PnJ, il n'aurait pas cherché de troisième option).

Il existe des jeux (au moins un) qui 'gèrent' ce principe. Lanfeust a réglementé le 'koudpütt' qui permet aux joueurs de se débarrasser/capturer un personnage (PnJ, ou PJ d'ailleurs) sur simple description (rigolote) de ce qui lui arrive (comme glisser sur une crotte de gramoche, alors qu'il s'enfuyait à toute jambe, et se fracasser le crane contre les pavés de la ruelle) mais en limitant cette possibilité (ne peut être employé pour résoudre une aventure).

Le Deus Ex Machina devient vraiment agaçant quand il devient trop fréquent (je voulais aussi dire 'trop flagrant', mais un Deus Ex Machina l'est toujours, c'est d'ailleurs à cela qu'on le reconnait).

Agaçant aussi lorsqu'il est employé pour sauver le 'grand adversaire'.

Parce que, moi, ce qui m'agace le plus, c'est l'apparition d'un professeur Moriarty.
Le truc de l'ennemi que l'on vainc toujours mais qui reste insaisissable est devenu le leitmotiv d'un nombre invraisemblable de séries policières.
J'ai stoppé net de regarder 'Mentalist' au troisième épisode faisant mention du sieur Le Rouge (en farfouillant à l'instant, il semble qu'il l'ait attrapé finalement, au bout de seulement 124 épisodes).

Franchement, un jeu où les PJs se retrouvent confrontés à un PnJ, toujours le même, toujours sur leur route, sans espoir de jamais lui faire sa fête, me donne envie de passer à autre chose.

(une idée pour un prochain thème m'sieur?)
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